Cathédrôle

C’est bien un loft, c’est spacieux, c’est le symbole du design (houla des mots compliqués), par contre en ce qui concerne l’insonorisation, ça laisse à désirer. En même temps comment insonoriser une seule et même pièce ? J’aimerais bien dire en assommant les bruyants occupants de la maison mais je risque encore de passer pour un affreux méchant vis-à-vis de mes frères et sœurs…
Mais bon, les beuglements innommables, gentils gazouillis de mon adorable famille m’ont donc poussés à venir prendre le petit-déjeuner.

Et comme on a du pain sur la planche avec Barcelone, on commence dès potron-minet (environ 11h…) à entamer notre escapade urbaine. On commence donc par (je suppose que c’est même pas la peine que je le dise, vu à quel point c’est prévisible) la cathédrale.
Et ouais comme ça, on est des fous nous !

Qui l’eût cru ?
Remercions Wikipédia pour cette photo.
Eh oui, partons où nous allons les travaux nous suivent.

La cathédrale Sainte Eulalie de son petit nom (qui est tout sauf petit en fait…) fut bâtie entre 1289 et 1450 et tire son nom de la jeune martyre du même nom, qui pour la petite histoire fut brulée vive en 314 à l’âge de 13 ans par le gouverneur Dacien après être venue se plaindre auprès de ce dernier des persécutions infligée aux chrétiens.
J’ai entendu quelqu’un dire « sommaire » au fond de la salle.


Je me venge en prenant en photo cette arche.


Et l’autel aussi, histoire de faire bonne mesure (et comblez les blancs de cette page…)


Ceci est le chapitre de l’ordre de la toison d’or le mieux conservé au monde. (Je vous renvoie à la page wikipédia pour plus d’informations).


Les oies de la cathédrale. Comme Sainte Eulalie est morte à 13 ans, il y en a donc 13.
Allez savoir pourquoi ils ont mis des oies…


Nous avons même le droit d’aller sur le toit de l’édifice (en travaux, bien entendu…)


Alexandrine, visiblement au sommet de sa forme.


La petite famille (c’est bon, vous pouvez retirer ce pistolet de ma tempe).

Nous continuons notre périple dans le parc de la Ciutadella, un bien joli parc avec plein de plantes et de plein de gens, après avoir dignement tourné les talons au musée Picasso après avoir vu le kilomètre de file d’attente qui nous séparait de l’entrée…

J’avais pas les bras assez grands pour tout prendre en photo.


Un parc lambda, avec des plantes.


Et des étangs. Par contre les palmiers c’est un peu plus exotique.


Gaudi a participé à la construction du parc, étant alors l’élève de l’architecte.


Tant qu’on parle d’exotisme…


Décidément…


L’arche de triomphe. Ce fut la porte principale de l’exposition de 1888 se déroulant dans le parc de la Ciutadella.
Nous passerons sous silence le fait que le parc est situé 500m plus loin vu qu’on risque de se faire écharper.

Nous continuons avec l’église Santa Maria del mar (sainte marie de la mer) afin de ne pas ramollir, il ne faut as exagérer.

Nous remercions encore une fois Wikipédia.


Les piliers sont éloignés de 15m, ce qui renforce l’impression d’espace.

10 minutes de « oooh c’est zouli » plus tard (parce qu’au bout de 60 églises on commence à savoir ce que c’est), nous retournons dans notre terrier pour glander jusqu’à la fin de la journée (huhu une rime).

Mais puisqu’on est lancés autant ne pas s’arrêter, Papa et Maman décide donc d’aller voir les jets d’eaux de la fontaine magique (véridique). Si je dois me réincarner, la prochaine fois je prendrais une famille qui accepte la démocratie. (Je plaisante hein, dès fois que l’un d’entre vous aie l’idée d’appeler l’enfance maltraitée).

Nous sommes donc allés dans le parc Montjuic de son petit nom où les grands-parents avaient sciemment perdu ma mère, qui à l’époque était petite, afin de lui faire comprendre qu’on doit rester à côté de ses parents. On a intérêt à ne pas les lâcher d’une sandale.


L’eau y es-tu ?


Pratique pour arroser le jardin.


Ça crache.


Tiens, un flanc.

Puis on rentre gentiment reposer nos petons fatigués. On a perdu le pied semble-t-il…

Sioux tomorow comme disent les indiens.
Sylve

Loft story

C’est fou comme quoi les idées qu’on se fait au réveil sur la journée sont parfois d’une incroyable exactitude. En particuliers lorsqu’elle commence à 5h du matin par un tonitruant : »Debout bande de larves ! » susurré au creux de l’oreille par une maman sous perfusion de caféine depuis 4 heures.
Vous voyez de quoi je parle ?

En même temps c’est pratique d’avoir une mère comme ça, elle est réveillée pour 7.

Vous vous en doutez, nous quittons notre ermitage perdu au fond de la pampa espagnole pour des cieux plus cléments. Et surtout moins chaud, vu qu’on met le cap sur Barcelone ! Capitale de la catalogne et deuxième ville d’Espagne. C’est fou comme quoi ce seul mot peut rendre le citadin heureux. Ville, brrr… j’en ai presque des frissons.
Et ce ne sera pas ces 900 km de route qui vont nous empêcher d’y aller, ouindidiou !

On va faire une avance rapide de 10 heures afin de vous éviter les commentaires déplacés que je risquerai d’exprimer vis-à-vis de la faune des aires d’autoroute et des heures de conduite lourdingues sur les routes bordées d’oliviers.

Nous voila donc dans la ville de Gaudi, le moins qu’on puisse dire c’est qu’après une semaine d’isolement, on est presque content (presque) de revoir des trottoirs, des routes avec des voitures (détail important) et surtout les gens !

Finalement, j’étais bien sur ma montagne moi…

On prend possession des lieux, accueillis pour la première fois par un anglophone. Enfin une anglophone, en tout cas ça a été bien plus facile de parler anglais que de baragouiner en espagnol, c’est presque reposant.
Après une maison sévillane et un ermitage andalou, nous occupons un joli petit loft à deux pas de la Rambla, l’avenue la plus fréquentée de Barcelone.

La boule à facette n’était pas indispensable…


Ce loft est la copie conforme de la page 67 du catalogue IKEA.


Vu le mal qu’on a eu à prendre cette photo, j’ose espérer que vous l’apprécierez (même si un manchot aurait fait mieux…)

Nous faisons quelques courses afin de ne pas mourir d’inanition (ce qui est théoriquement impossible vu le nombre de restaurants aux alentours), nous graillons, nous glandons, puis nous (enfin papa) décide d’aller faire un tour sur la Rambla.

Des gens ! Des immeubles !

C’est l’avenue la plus  emblématique de Barcelone et un lieu de promenade qui relie la Place de Catalogne centre  de la ville, au vieux port  où se dresse la colonne de Christophe Colomb.
10 minutes plus tard, nous arpentons une glace à la main la fameuse avenue.


Chat alors.


Faîtes tout de même attention à vos poches à votre sac lorsque vous vous promenez sur la Rambla, car l’avenue est également connue pour ses pickpockets.


La nuit tombe vite en Espagne.

Boum.

On flâne le long de l’avenue et on arrive à la colonne Christophe Colomb qui pour la petite histoire, indique le sud (vérifié avec un Iphone).

On continue notre petite marche le long des quais pour arriver finalement au centre commercial Mare magnum. L’équipe étant composée à 57% de filles (si si vérifiez) vous devinez la suite logique des événements…


La majorité des boutiques étant fermées, nous tirons tant bien que mal les filles hors de ce temple du shopping et entreprenons de rentrer.


Sous un petit 24, on va pas tarder à sortir les moufles.

Et vu qu’on a rien fait dans la campagne, l’état-major va nous faire rattraper notre retard ici.
Joie.

A plus !

Sylve

PS: Pour les huîtres qui n’auraient pas compris le jeu de mot de la note précédente, il suffit d’inverser In et Grenade pour que s’offre à vos yeux ce splendide jeu de mot.

In Grenade

48 heures d’oisiveté c’est éprouvant. Surtout lorsqu’on est perdu au fond de la campagne Espagnole dans une maison dont l’éloignement rendrait jaloux des moines tibétains.


Mais non on est pas dans un bled paumé ! Seulement un village éloigné.


L’Espagne : ses montagnes, ses oliviers.

Nous mettons le cap sur Grenade qui est,  à part un prétexte pour caser un de mes plus mauvais jeux de mots (et Dieu sait qu’ils le sont), la dernière ville ) être reprise par les rois catholiques lors de la Reconquista, le 2 Janvier 1492.
Curieusement, c’est une des dates que l’on retient le mieux, enfin après 1515 Marignan. C’est surement dû au fait que c’est également l’année de la redécouverte de l’Amérique par Christophe Colomb (mais ceci est une autre histoire).

une heure et demie de route et surtout de petits chemins plus tard, nous mettons pied à terre à Grenade (à terre à Grenade, je suis fort. Ou pathétique, ça dépend du point du vue).
Nous garons tant bien que mal le char dans un parking et nous mettons en marche.

Il faut quand même préciser qu’il était 10h 30…

Et c’est dans le quartier maure de la ville que nous commençons notre excursion. Bon ça ressemble plus à un attrape-touriste qu’à autre chose mais ça mérite le détour, rien que pour voir les devantures des boutiques.

Ayez une petite pensée pour la personne qui a accroché tout ça…


Maman en goguette.

Nous continuons notre visite avec, histoire de varier les plaisirs…

…la cathédrale de Grenade.

Petit tour de la famille vu qu’on a eu des menaces réclamations, et en espagnol en plus !

Lara sait rester simple en prenant des photos.


Valentine et son fidèle élastique.


Tristan, sobre.


Profitez-en, Alexandrine a le sourire fugace.

Cette cathédrale est considérée comme la première église espagnole de style Renaissance, caractérisé par la pureté, l’élégance et la blancheur.
Les photos étant interdites dans l’édifice, il vous faudra y aller ou vous contenter de quelques photos piochées sur Internet.

C’est… blanc.


L’ensemble est assez vaste et particulièrement lumineux.

Une fois sortis de cette charmant cathédrale, nous nous dirigeons vers le monument le plus emblématique de Grenade et le plus populaire d’Espagne, l’Alhambra. Chef d’œuvre de l’architecture islamique et de l’art arabe. Mais avant de nous attaquer à la montée qui y mène, nous préférons reprendre des forces en nous arrêtant dans un petit restaurant.
Une paëlla, une salade de piment, deux spaghettis bolognaises, des croquettes au jambon et un plateau jambon-fromage plus tard, nous entamons une ascension qui s’annonçait des plus ardues…

C’est beau.
C’est haut.

Quelques fausses routes et évanouissements plus tard, nous arrivions en haut de la place fortifiée. Si vous prévoyez de visiter l’Alhambra, on vous conseille fortement de réserver vos billets à l’avance car le nombre de billet à acheter sur place est extrêmement réduit. Et même en ayant ses billets, il vous faudra quand même attendre 10 à 30 minutes dans la file d’attente…

On a eu beaucoup de chance, car au bout d’un quart d’heure, il y avait le double de personnes derrière nous (désolé je suis un handicapé de l’appareil photo lorsqu’il y a du soleil.)

Une fois rentré (non sans mal), direction les palais Nasrides. Au pluriel car chaque successeur de la lignée ajoutait une ou plusieurs pièces à l’édifice principal, en le modifiant selon ses envies.

C’est beau.
C’est chaud.


Au moins, il y a de quoi lire.

Puis nous nous dirigeons vers

Star de l’Alhambra, la fontaine des lions…


…actuellement en rénovation.
Joie.


Vengeons nous sur les colonnes.


Au moins l’eau, à défaut d’être propre, est dans les tons…


Je me demande combien ça a couté.

On peut autant parler d’un décor que d’une architecture. L’extérieur est très sobre, la décoration intérieure est foisonnante, à base des trois composantes des arts d’Islam: la calligraphie, la décoration florale stylisée, les arabesques et motifs géométriques.


Les palais regorgent de petits patios.


On a mangé dans le bâtiment jaune au premier plan. Elle est bien loin ma paëlla… et surtout 200 m plus bas.


Je n’ai aucune idée de ce que c’est. Par contre c’est joli.

On continue dans les jardins du Partal.


¡Viva España !


C’est tout de même idiot qu’une eau aussi limpide devienne aussi verdâtre en a peine 10 cm.


Allez ! Du nerf feignasse !

Nous enchaînons avec le palais de Charles Quint.

Qui est en fait un musée dans lequel sont, entre autre, exposés les lions pendant que la fontaine est en rénovation.


Il est assez simple de prendre une bonne photo de ce palais. Surtout qu’il y a peu de personnes pour vous gâcher votre photo lorsqu’il est midi au soleil.


Valentine a une manière assez singulière de boire à la bouteille.

Afin de garder le rythme, on attaque l’Alcazaba,  tours de gardes et autres joyeusetés défensives.

Oh non, c’est haut.


Tristan, au comble de la joie.


Des glandeuses, vu d’en haut.

10 minutes de marche en pleine cagna, on respire un grand coup et on fonce dans le Generalife.

C’est pas si compliqué d’avoir de l’eau propre !


Comment font les jardiniers pour aller tailler les arbres au milieu ?

La femme d’un sultan et son amant se rencontrait sous le cyprès à gauche il y a 700 ans. A en croire la légende, lorsque le Sultan l’apprit, il fit massacrer l’homme et toute sa famille.
Comment ça expéditif ?

Cyprès, et pourtant si loin.

Puis on décide de revenir au parking parce que bobolépattes. une demie heure et plusieurs demi-tours plus tard, on arrive ENFIN à la voiture et on repart dans notre retraite avec la clim à 16°C  puissance 4.

Il y a tant de choses à dire sur l’Alhambra qu’il est plus simple que vous alliez directement le visiter. OU au moins aller sur la page wikipédia, pour faire bonne mesure.


Et il est 18 heures. Imaginez-nous à 13 heure en train de crapahuter pour aller en haut de la colline.

Et en prime parce qu’on vous aime bien, une photo complètement dénuée d’intérêt.

De la glace, en Espagne.
Je demande à voir.


Voici le lac d’Iznajar, le plus grand d’Andalousie.
Et je ne l’ai nullement écrit parce que j’ai été gravement menacé par mon géniteur.

Vous n’avez même pas besoin que je vous dise où on a passé le reste de la journée. Non ?

Allez, un petit indice.

Sur ce, je m’en vais liroter sous la clim.

A ploouche !

Sylve

Glande attitude

Les protestations du syndicat des feignasses notoires (non pas la CGT) ayant payées, nous nous octroyons donc deux jours de farniente car :

a)  les routes de montagne sont plutôt éprouvantes

b)  c’est les vacances

c) on est des loques
On a donc alterné entre piscine-sieste, piscine-sieste et sieste-piscine pendant 2 jours, il faut beaucoup de volonté pour ne rien faire.


La preuve que Hercule a loupé l’hydre de Lerne.


Panier !

Trop de flemme tue la flemme, nous avons donc pris notre revanche sur les guêpes (enfin surtout Lara…)
Résultat des courses : guêpes=2 (Tristan et Lara) Lara=5, Papa=2, Maman 3 et moi 2.
Elles l’ont bien cherchées quand même.

Cet article est à l’image de ces deux journées, vide. Le problème c’est que ça ne va pas durer…

Sur ce, je vais écraser quelques mouches.
A plus tard !

Sylve.

La messe qui tape

Étrange, c’est le premier mot qui vient à l’esprit quand on ouvre l’œil .Rien pour réveiller l’ermite en mal de silence : pas d’avions, pas de voitures, pas de voisins. Même pas un rayon de soleil vu que les volets bien qu’ils soient en bois ne laissent rien filtrer, impossible de se lever tôt pour les marmottes notoires.
Joie.

(Mal ?)heureusement, se lever tard n’empêche en rien d’aller visiter. Surtout si l’on est à une heure de route de la ville du cuir.
Direction Cordoue donc, il faut savoir que les routes de montagnes sont particulièrement remuantes et aussi dangereuses pour les nerfs que pour la digestion… Malgré ça, on arrive à Cordoue deux heures plus tard, et avec nos petits déjeuners.
On se dirige directement vers la Meszquita, la grande mosquée de Cordoue. Cette mosquée était à l’origine un temple romain dédié à Janus qui a fut transformé en église par les Wisigoths en 584 et occupé par les chrétiens jusqu’à ce que les musulmans ne les exproprie de l’église  en s’installant à Cordoue afin d’en faire une mosquée.  Elle a été agrandie 3 fois pour couvrir une surface de 23 000 m² ce qui en fait la mosquée la plus grande du monde après celle de la Mecque.
Elle fut finalement récupérée en 1236 par les chrétiens lors de la Reconquista qui interdirent la pratique du culte musulman dans l’enceinte du bâtiment et en firent une cathédrale, ou plutôt qui construisirent une cathédrale à l’intérieur.


Pardon pour la qualité mais c’est le seul plan d’ensemble que j’ai trouvé.


La porte du pardon (Puerta del perdon)
Heureusement que ce n’est plus une mosquée, parce qu’il aurait fallu retirer ses chaussures, avancer jusqu’à la seconde porte, faire un signe de croix et remettre ses pompes…


Le minaret a été « encapsulé » dans un clocher, les chrétiens ont construit autour.


Ces colonnes supportent une double rangée d’arceaux, et empêche accessoirement que le plafond s’effondre sur vous.
Il y en a plus de 850, amusez-vous donc à les compter.


Prendre des photos c’est mission impossible vu le nombre de pékins, voici la seule sans trop de monde qu’on ait réussi à prendre.


La preuve que les racailles n’ont rien inventé.


On peut voir Alexandrine en pleine contemplation du sol, papa Tristan et Valentine en train d’essayer de trouver la sortie.


La fameuse cathédrale, (désolé pour le flou j’ai la tremblotte.) On peut distinguer un encensoir suspendu au dessus de l’autel. Que ceux qui veulent savoir comment les prêtres mettent l’encens là dedans lèvent la main.


La coupole. Pour construire ceci, les architectes ont du raser une partie de la mosquée afin de surélever le plafond et la construire.
Charles Quint a dit à ce sujet : »Vous avez détruit ce qui était unique au monde pour faire ce que tout le monde fait. » C’était pas un rigolo Charles Quint.

En sortant de cette Mosquédrale, nous avons commencé à nous mettre en quête d’une petite taperia, un restaurant de tapas. aux dires du Papa, il fallait traverser un pont. L’être humain affamé a donc écouté son estomac et non ses pieds.


C’est bien un pont romain. Un peu moins sous une cagne de tous les diables.


Comme quoi on peut faire des ponts et se battre en jupette.
Au fond on peut voir la mosquée.


Nous.
De gauche à droite moi, Lara et son chapeau, Valentine et sa casquette rose, Alexandrine et sa casquette blanche, Papa avec sa casquette marron et Tristan et sa casquette bleue.

Vu qu’on ne trouvait pas de restaurant de l’autre côté du pont (et parce qu’il n’y avait pas d’ombre) on fait demi-tour.

On pouvait faire cuire des œufs sur les rampes en fer.

On finit par se poser et vainement essayer de capter du Wifi.


Une queue de taureau. Les autres petites assiettes sont les restes des précédents plats.

Puis nous rentrons faire des courses après avoir brièvement flâné dans les rues désertes de Cordoue.


On s’attend à voir débarquer Clint Eastwood…

Puis direction carrefour afin de faire réserves en cas d’effondrement de la route.

En Bretagne on couvre les voitures pour les protéger de la pluie, ici c’est pour les protéger du soleil.


Le rayon charcuterie s’étendait sur plusieurs dizaines de mètres.
Il n’y a que l’embarras du choix.


On devrait pouvoir tenir 3 jours avec ça…
A droite Lara se caille.

Puis nous rentrons pour ranger tout ça et glander dans la piscine.

J’aime l’Espagne.


Et à vainement tenter de siffler.

Voila, voila.

A plousse.

Sylve.

Là haut sur ma montagne…

Comme vous l’avez certainement constaté durant cette semaine qui fut pour le moins pauvre en articles, nous n’avions effectivement pas de connexion internet dans notre ermitage gîte rural. J’entends donc rattraper ce retard en mettant les bouchées doubles (ce qui ne va pas être une mince affaire…)

Nous avons quitté Séville sous son soleil habituel (et sa cagne diront les râleurs) vers 8h, la voiture chargée comme un porte-container et ses occupants dans le gaz le plus total. La maison n’étant libre qu’à 6h, les padres ont donc décidés de passer par la route des pueblos blancos qui, comme leur nom l’indique, sont des villages blancs.
Étrange coïncidence n’est-ce pas ?


Les fameux pueblos blancos. Qui sont effectivement…blancs.

Je vous passe donc les détails du trajet (maux de cœurs et autres réjouissances…) qui ont survenu tout au long des 80 km de la fameuse route des villages bancs qui s’étend d’Archos de la Frontera à Ronda. Nous fîmes un petite halte afin de remplir (ou vider selon les cas) nos estomacs, au Mirador del puerto de las Palomas, un point de vue s’élevant à la bagatelle de 1360m, qui nous a permis d’admirer le paysage .


On a plus vu la route que le panorama…

Nous retournâmes dans le sauna qui nous sert de voiture (trois quart d’heures de stationnement en plein soleil ça ne pardonne pas) d’un pas lourd ou léger selon les cas, et nous avons  eu la preuve que les tréfonds de l’esprit humain restent insondables.h

On ne m’enlèvera pas de l’idée que faire du vélo sur une route de montagne par 40 à l’ombre relève de la folie, néanmoins je tiens à saluer le courage (ou l’inconscience) de ce cher monsieur.

Nous posâmes pied à terre dans la charmante ville de Ronda. Je sens que vous redoutez le moment où je vais commencer la leçon d’histoire, tentons donc de faire court : Ronda est une ville touristique située à environ 100 km de Málaga, autrement dit, il y a beaucoup de français. La principale attraction de la ville est son pont, appelé le pont neuf, (Puente nuevo en espagnol) qui est tout sauf récent, commencé en 1759 et terminé en 1793, ce pont culmine à 98m et n’a pas grand chose d’autre de particulier. Autre particularité de la ville, ses arènes sont les plus vieilles d’Andalousie, à part ça, cette ville est comme beaucoup d’autre villes espagnoles, blanche avec des rues pour lesquelles l’adjectif étroit est un euphémisme. Et pour satisfaire le côté commère de certains d’entre vous, nous avons péché du croustillant : Selon les dires d’un serveur, Michelle Obama était présente. Lara a été la seule à l’apercevoir (au grand désespoir d’Alexandrine), et effectivement, Mme Obama était bien présente (petit lien pour vous en assurer).


Et après, certains osent douter que les hommes et les moutons ont des gènes en commun.


Petite pensée pour le conducteur de cette voiture qui risque d’avoir du mal à sortir de la ville vu la largeur de son véhicule…


Oooooh, c’est haauuuut !


Peut-on voir d’autres preuves de la bêtise humaine sur cette photographie ?


Oui.

Quelques chemins plutôt sinueux plus tard, nous arrivâmes à Carcabuey, petite ville sympathique a mi chemin entre Cordoue et Grenade (1h30 de voiture de chaque quand même) où les rues étaient aussi vides que l’Irlande en hiver (je vais me faire des amis avec ça…), sieste oblige. À ce propos, faîtes attention à acheter ce qu’il vous faut avant deux heures de l’après-midi, heure de fermeture des magasins. Ces derniers ne rouvriront qu’à 5h, veillez donc à faire vos emplettes avant l’heure fatidique.


Échooooooooooooo….

Nous avons donc appelé les propriétaires afin de nous guider jusqu’à la maison à travers les dédales de la ville et les routes escarpées des routes de montagne. Arrivés devant le chemin menant au monastère à la location un panneau exhibait fièrement le nom du passage : « La Solana ». Voir ici
Après avoir survécu habité une semaine dans ledit passage, nous confirmons la véracité des dires du panneau.
Tout d’abord pour arriver jusqu’à la maison, nous avons dû rouler sur un chemin qui faisait honneur au terme escarpé. Le domaine entier étant un parc naturel, ces chemins ne peuvent être goudronnés ou nivelés. Ici le 4×4 n’est pas un luxe mais une nécessité, car rouler le long de ces sentiers au volant d’une baleine bleue estampillée Mercedes bourrée jusqu’à la moelle de bagages est loin d’être une partie de plaisir…


Mais non on a pas peur, on est juste terrifiées !

Après avoir fait presque mourir de peur certains de nos passagers aux nerfs fragiles en roulant très (trop) près du bord de la route et en prenant des virages au cordeau, nous sommes finalement arrivés au bout de ce calvaire routier en un seul morceau (ce qui n’est pas le cas du déjeuner).

Il ne faisait que 38°C lors de notre arrivée, on a failli s’enrhumer…


Joie.


Manœuvrer ce monstre a été aussi facile que faire naviguer un paquebot dans une flaque d’eau.

Notre petit gîte est situé tout en haut du passage (parce que sinon ce n’est pas drôle) et à défaut d’avoir un lave-vaisselle et une connexion internet, dispose d’une piscine et d’une vue imprenable sur les champs d’oliviers de la montagne voisine.

Sur ce je vous dis Hasta pronto amigos

Sylve

La mouche du coche

(coche = voiture, il vaut mieux le savoir pour comprendre la subtilité du jeu de mot qui va se dévoiler à vous tout au long de cette note. Ou sa médiocrité ça dépend…)

Si vous envisagez un jour de visiter l’Espagne, écoutez (ou plutôt lisez…) bien ceci : si vous ne connaissez pas l’espagnol, vous êtes mal, très mal. Du moins du côté de Séville en tout cas. Personne ne parle anglais (donc encore moins français), alors si vous projetez de faire un tour ici, apprenez au moins de quoi baragouiner et armez-vous de patience car dire que les espagnols parlent vite est un euphémisme…

Il y a aussi les faux-amis comme on les appelle, des sacrés vicelards. Par exemple débil en espagnol signifie faible, adresse se dit direccion. Ces petites différences sans importance au premier abord peuvent être cruciales parfois…
Pour illustrer le sujet on  va prendre un cas concret, vous savez quelle est la différence entre gasolina et gasoil ?

179 euros…

Eh oui, le papa n’étant pas hispanophone, il s’est fait avoir et a versé 20 litres de super (l’essence se dit gasolina) en pensant que c’était du gasoil, du diesel (qui se dit diesel en espagnol…)
On a donc cherché un garage dans le coin et Ô joie il y avait un concessionnaire à moins de 15 bornes.
S’ensuivit donc 20 minutes de baragouinage comme on n’en a jamais vu entre moi et Ramon(de son petit nom) pour lui expliquer ce qui n’allait pas et pour comprendre ce qu’il disait.
Ça
, ça valait bien une semaine de cours d’espagnol au lycée…
Ils nous ont donc loué une petite voiture histoire de pouvoir rentrer chez nous en attendant qu’ils nettoient la voiture de fond en comble.

Ça change du 38 tonnes…

Puis vers 7 heures nous avons pu récupérer notre rutilant camion vidangé jusqu’à la moelle et réussir à prendre en photo un paysage qui nous tient à cœur.

La forêt des antennes, ça s’étend sur des kilomètres.

Décidément ce n’était pas notre jour, encore moins celui de Lara… Au moins maintenant elle vérifiera qu’il n’y ait pas de guêpes sur sa chaise avant de s’assoir. Au moins c’est pas la partie la plus sensible du corps humain…

Je vous dis donc à bientôt et peut-être à demain car nous déménageons dans les montagnes, et déjà qu’ici c’est difficile d’avoir une connexion digne de ce nom, je vous laisse imaginer ce que ça va être dans la pampa…

A pluche donc !

Sylve

On était sur la route toute la sainte journée…

Afin de ne pas rester à nous morfondre comme des rats morts toute la journée, le papounet a eu la charmante idée d’aller à la Sierra du nord de Séville, une petite chaîne de montagne . On était donc prêts listos, ceintures attachées, vomi-bags en position pour faire deux petites heures de voiture et 100 bornes de petites routes de montagnes plutôt sinueuses.
Estomacs fragiles s’abstenir.

C’est au cours de ces périples que l’on peut le mieux se représenter un pays, comme nous l’avions fait en Irlande et en Norvège, bien que ça puisse virer facilement à la catastrophe  (les montagnes de Norvège avec un moteur non-ventilé..cf voyage de 2006.). Il faut donc ouvrir ses mirettes aussi bien pour observer le paysage que les voyants du tableau de bord.

Voici quelques photos prises en haut d’Aracena, un petit village très sympathique.


C’est bien (c)haut tout ça.


Jolie maison…


…mais pour y arriver, bonjour !


L’église d’Aracena (dont la visite nous a été épargnée faute de motivation).

traduction : »les camions doivent faire attention au balcon ».

Puis nos estomagos criants famine, nous nous dirigeons vers les restaurants. Et on a pas été déçu ! le chef s’est remplie de gazpacho,  papounet d’artichauts et nous d’un excellent morceau de viande  je-ne-sais-pas-trop-quoi (un truc ibérique je crois…)

Bref, c’est donc le ventre plein que nous avons (péniblement) remonté une rue en pente jusqu’à la voiture. Direction donc Alajar, un autre petit pueblo (village).
Le problème de ces petits villages, c’est justement leur taille : une smart passe à l’aise, une berline sans trop de problème, mais notre bétaillère estampillée Mercedes était un peu à l’étroit pour tourner…

Laissez-moi passer !

Après être difficilement sorti de ce labyrinthe pour lilliputien, on décide solennellement de ne plus jamais passer dans des villages comme ça et partons pour Almonaster de la real selon le papounet.

Quand on voit ça, on se dit « ouais, c’est à côté ! »


Si vous connaissez Alexandrine, vous imaginez tout ce qu’on a pu entendre sur le chemin…


Petite pause pour Tristan et Alexandrine parce que râler ça fatigue.


Gnaa ! Une fois arrivé en haut, on est plutôt content…

Chateau vieux ! (Ca y est je l’ai casé mon clin d’œil à la 7e compagnie)


je suis vert. Et bien haut.


J’aurai pas pensé trouver ça à côté d’une église…


On se croirait dans le Mariachi, en plus propre pour le coup…


En Espagne, les enfants courent pour aller à l’école…

Nous décidons ensuite de rentrer, parce les villages, c’est bien mais une fois !


On a beau se savoir dans un pays civilisé, on s’attend quand même à voir surgir les indiens…

Et pour finir la photo que vous attendez tous :

et à demain pour de nouvelles aventures !

Sylve

Naboo ? Non Nacho !

Petite matinée de détente après notre excursion d’hier durant laquelle maman et moi avons tenté d’expliquer aux mécaniciens envoyés par les propriétaires de la maison ce qui ne marchait pas avec la climatisation.
Olé.

Après un bon déjeuner passé à se battre avec les mouches et à parler de l’éventualité de commencer à penser à envisager d’acheter du répulsif, ou une bonne tapette à mouche, nous partîmes pour Séville afin de terminer notre tour de la ville.

Sous un bon petit 39…

Une fois arrivés, direction la Plaza de España, une des plus belles places de la ville, si ce n’est la plus belle. Sa construction a débutée en 1914 et s’est terminée 14 ans plus tard, en 1928, ce qui en fait un monument assez récent (du moins d’un point de vue français).


J’ai récupéré cette photo sur internet vu qu’on avait pas accès à cette partie.
C’est dingue, il y a même des nuages.

Elle a servie de décor à une scène de Star Wars II L’attaque des Clones (le palais de naboo) et dans le film Lawrence d’arabie comme quartier général de l’armée Anglaise.


C’est fort non ? Espérons seulement qu’ils n’ont pas tourné au mois d’Août…


C’est une place très sympathique, mais en Août, plutôt intenable…


Et comme en France, été=travaux.

Suite à cette petite visite, nous brulions au sens propre du terme d’aller visiter le Reales Alczares de Sevilla, le palais royal de Séville.


Cette fois-ci, sous un bon 40 des familles.

La construction de L’Alcazar débuta en 844 et fut commanditée par Abd al-Rahman I. Le site subit de nombreuses modifications, notamment sous la période Almohade, puis sous les rois Catholiques comme Alphonse X ou Charles Quint. Le batîment est habité par la famille royale d’Espagne, et ce depuis 7 siècles.


Maintenant, on appelle ça des serpillères…


Voici, d’après le guide, voici la carte postale typique de l’Alcazar. Il s’agit du patio du salon des ambassadeurs, la plus belle salle du palais aux dires du guide.

http://images.travelpod.com/users/alex_merwin/sevilla-2007.1169073120.cimg0284scaled.jpg
La coupole du fameux salon des ambassadeurs.


Les très nombreux jardins, sont, en plus d’être luxuriants, extrêmement bien entretenus. Même si beaucoup de fleur on succombé à l’assaut de l’été.

Le palais est particulièrement vaste, on se perd facilement. Un audioguide est disponible, bien qu’il soit agréable de faire la visite sans et flâner dans les jardins. Ou plutôt ramper de fontaine en fontaine le nez dans l’herbe. Nous avons pu voir la salle des explorateurs, une grande salle où Magellan et Amerigo Vespucci sont passés avant de partir vers de nouvelles contrées inexplorées.

Ça c’est de la tenture.


Petite dédicace à Mamie.


Vu la taille du bestiau, il y a de quoi se remplir la paon-se !
(Bon, je vais me cacher maintenant…)

Après une courte escapade dans un labyrinthe, nous décidons d’aller prendre une glace. Aux dires de la gentille dame qui nous loue la maison, la meilleure glacerie se nomme la Fiorentina située 16 rue Zaragoza. Nous avons donc décidé (dans un but purement scientifique bien entendu) d’aller vérifier ses dires.
Force est d’admettre que, après une glace citron chocolat à l’orange, citron-menthe orange et j’en passe et des meilleures (pour les matheux nous sommes sept et avons pris deux parfums chacun) c’était VRAI. On a rarement mangé d’aussi bonne glace, en fait jamais c’est dire…
Vous pouvez donc y aller, la fiorentina est approuvée par les Chevet.


Chevet approved.

Puis nous décidons tout de même de rentrer parce que duelen los pies. (Bobo les pieds pour les non-hispanophones).

On profite de la piscine et on rattrape son retard sur ses articles.

¡ Hasta luego amigos !

Sylve

La belle de Cadix…

La nuit ayant été mouvementée, comme vous avez pu le lire dans l’article précédent, nous avons donc récupérés le lendemain matin en ronflant dans la voiture sur la route de Cadix.
Étant située sur une presqu’île, la ville est difficile d’accès elle n’est reliée au continent que par un mince bras de terre, il vaut mieux donc prendre un bateau pour s’y rendre.
Une petite heure de trajet pour arriver au port, 20 minutes d’attente pour 5 minutes de retard , et une demie heure  de remous en tous genres dans le catamaran, et nous étions arrivés à Cadix.
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/1d/Cadiz%2C_Spain_location.png
Ici précisément.

Afin de pouvoir frimer devant vos amis et prouver qu’en plus de connaître 1515 Marignan, votre immense culture comprend également quelques connaissances sur l’histoire de l’Espagne , un petit historique de la ville s’impose (et également parce qu’il faut bien combler le blanc de cette page…)

Cadix est une des plus vieilles villes d’Europe, fondée en -1104, par les phéniciens (les meilleurs navigateurs de leur temps et selon certains, les inventeurs de l’alphabet), elle est capturée par les carthaginois en -501 puis est libérée par les romains en -205. Les habitants obtiennent la nationalité romaine par Jules César car ils avaient pris parti pour lui et avaient chassé ses rivaux pompéiens.
Puis elle fut détruite par les Wisigoths, reconstruite par les maures et pulvérisée par les vikings en 858 pour être finalement récupérée par les Espagnols en 1262.

Que d’émotions en un millénaire.

Christophe Colomb est partie de Cadix pour sa seconde expédition en apportant les premiers chevaux sur le nouveau monde. Donc si vous marchez dans le purin de cheval en Amérique, vous saurez à qui vous en prendre.
Elle a été attaquée et pillée par les Anglais en 1596, puis 3 fois de suite au cours du siècle suivant car la ville était le port principal de l’Espagne où transitaient les marchandises en provenance du nouveau monde.
Durant les guerres Napoléoniennes, la ville  fut assiégée de 1810 à 1812, et c’est cette même année que la première constitution de l’Espagne vit le jour, dans Cadix, bien entendu. Les espagnols l’appellent la pepa, car elle a été signée le jour de la San José, et le surnon de José est Pepe, donc Pepa. Logique.

Bref la ville est aujourd’hui une ville portuaire, réputée pour la pêche et son Université de navigation, ainsi qu’en grand site touristique.

Fiou, bon pour ceux qui sont arrivés jusqu’ici, je vais commencer à raconte notre excursion.

Après s’être bien fait secoué dans le bateau, on met finalement pied à terre.

On atterrit à la cathédrale, étonnant n’est- ce pas ?

Mais vu la taille de l’engin, on a rebroussé chemin.


Lara, en pleine séance photo.


Papa : »Mais non on est pas perdus ! »

Puis on continue à arpenter les rues étroites de la ville, pour tomber sur des ruines de théâtre romain.

Ça fait bizarre de voir marqué « ruines en rénovation », Alexandrine en tout cas était sidérée : « à quoi ça sert de reconstruire des ruines ? C’est parce que c’est cassé que ça attire les gens ! »

Mais vu que ça commençait à faire faim, on s’attable et on mange dans un petit restaurant très sympa.

C’est bon, il n’y a pas à dire. Mais tenir une journée avec ça, c’est dur…

Comme la dernière fois, on finit par prendre un bonne glace pour combler le vide de nos estomacs.

Une maxou siroteuse.

Ensuite, direction la Torre Tavira, une tour qui permettait d’observer les navires. Du haut de ses 45 mètres, on a une bonne vue de la ville.


La cathédrale, vu que sa construction a duré plus d’un siècle, deux styles se mélangent, baroque et néo-classique.


Le quartier avec l’arbre est réputé pour être le plus fêtard.

La tour est également connue pour sa Cámara oscura, une sorte de gros périscope qui permet de faire le tour de la ville à 360° depuis un point fixe.

Barre à bâbord !

Nous redescendons les étroits escaliers en colimaçon, puis direction le parc botanique de la ville.

je ne sais pas si vous avez remarqué, mais à chaque fois que l’on va quelque part, on a toujours le même schéma : Cathédrale-ruines-jardin, étrange non ?

Quoiqu’il en soit, ce petit parc était très agréable, jugez-en par vous-même :

Des grands-mères complètement gaga devant des chats.


Des dinosaures.


Un crocodile, pas si effrayant.


Des cascades.


Puis, nous retournons au bateau en parcourant les petites rues zétroites zet colorés de la ville.

Et nous terminons dans…

la piscine !

Et après un bon petit dîner qu’on a passé à frapper mouches et guêpes, nous retournons sous nos draps pour ronfler. Et cette fois-ci, sans interruption.

A tchao donc.
Sylve