Cointreau n’en faut

Oui bon voilà hein…
C’est vrai je l’admet j’ai pris du retard, il est aussi vrai que mes articles ne sont plus aussi longs qu’avant et je met un temps monstre à les faire.

Mais que voulez-vous que je raconte sur mon pays ?
Pensez-y une seconde, l’intérêt d’un voyage c’est de découvrir d’apprendre et d’être surpris, je dois bien vous avouer que ce début de semaine m’a vraiment surpris.

Nous avons plié bagages samedi dernier, après nous être remis de nos émotions nautiques et avoir décidé « de ne plus JAMAIS remettre le pied dans quelque chose qui flotte, que ce soit un paquebot ou une bouée » selon les dires du chef maman et avons mis le cap sur Mougins, charmant petit village du sud-est de la France.
Dans le désordre nous visitâmes Dolceaqua, charmant petit patelin à la frontière italienne connue pour son vieux quartier et son pont.

Pont fut peint par Monet qui en appréciait la « légèreté », bien que l’arc donne l’idée d’une structure fragile, je pense que l’idée de légèreté est incompatible avec la masse -non négligeable- de quelques centaines de pierres cimentées au dessus du vide.


En revanche un coup de vent et il part celui-là.


Dolceaqua, son pont, son église.

Et vu que le papounet était un peu léger question alcool, on est passé faire le plein de munitions :

J’en prendrai deux.


Suicide culinaire en perspective.

Et pour les amateurs :


La prochaine fois, c’est Monaco. La Bentley c’est pour se mettre en jambes.

A plouche.

Kayaaak !

Il vous est déjà arrivé de faire un rêve lucide ?

C’est comme un rêve éveillé, vous êtes conscient et pourtant vous dormez. On peut le considérer comme un réveil partiel, suite à une prise de conscience dans un rêve, vous en prenez le contrôle.
Généralement c’est fortuit, on tombe sur quelque chose d’incongru (une chèvre parlante) ce qui déclenche une prise de conscience, mais avec un peu d’entraînement on peut se « réveiller » plus souvent.
Le lien ici pour les curieux.


« Hey mec ! T’as vu mon bouc ? »

Mais quel rapport le (splendide) titre me demanderez-vous, eh bien considérez la situation suivante : il est 10h du matin, la maisonnée vient à peine de se lever et prend son petit-déjeuner (ce qui fait beaucoup de « é ») quand tout à coup arrive subrepticement, par derrière et sans crier gare et papounet remonté comme une pendule ce qui est déjà suspect vu la vivacité habituelle du sujet.


« On peut m’apporter mon livre ?
-Aaah mais il est à un mètre de toi !
-Oui mais c’est loin… »

Voilà qui pourrait suffire à mettre la puce à l’oreille.
Mais ce n’est pas tout ! Il nous annonce par la suite que nous allons faire du kayak et qu’il faut donc se magner pour y être à l’heure.

Là, j’ai eu un doute.
Je me pince -test de réalité plutôt banal.
Aïe.
Je saute, tiens je ne vole pas.
Bon on touche ses doigts alors.
Je les sens.
Décidément… allez, on arrête de respirer et on regarde son nez (mesure d’urgence).

J’ai tourné au bleu et j’ai eu l’air plutôt stupide mais je ne me suis pas réveillé…


Rêveur lucide en plein test.

Damned, ce cauchemar est réel… nous allons bel et bien faire du canoë, ou du kayak c’est selon.
D’ailleurs si on pouvait m’expliquer la différence  j’en serais fort aise.

En avant donc, on s’arnache, on bouscule, on cherche, on ne trouve pas, on va voir maman, on trouve (mais c’était sous ton nez ! T’es aveugle ou quoi ?), on charge, on rentre dans la voiture et on ferme le portail.
Euh non on ferme le portail et on rentre dans la voiture, c’est mieux.

Puis on fait demi-tour parce qu’on a oublié la pitance…

Une mise à mort plus tard, nous arrivons… dans la rue Valentino Rossi.
Ce qui ne met pas forcément maman en confiance, étant allergique à la vitesse.


Mesdames et messieurs, je vous présente l’inconscience.

C’est le début de notre excursion en canot, Alexandrine et Lara, Papa et Tristan, Maman et Valentine, et moi tout tranquille dans mon canoë une place.
Tout à l’air très simple au premier abord, comme le tennis ou monter des blancs en neige, mais c’est nettement plus compliqué après 10 secondes…

Symptômes : hallucinations « tiens, j’ai des muscles »,
perte des repères « il doit rester entre 10 et 2 kilomètres je crois »
Bobos divers « Mon pied ! Ma tête ! – Mes oreilles… »
Coups de soleil « Tu saignes ou tu brûles ? – Les deux »
Et cerise sur le gâteau, les courbatures.

Faîtes bien attention en passant les rapides, ça peut faire bobo.

Valentine et sa grosse bosse peuvent en témoigner.

On invente alors diverses stratégies pour éviter de s’ouvrir une deuxième fois l’arcade sourcillière :


Maman et Tristant qui passent les rapides à pied par la berge

Ou bien on fonce, ce qui généralement finit… dans l’eau.
Pour une bonne tranche de rigolade, rien ne vaut un déjeuner à l’embouchure d’une descente. En ces lieux se croisent les incapables, les ronchons, les malpolis, les mal coordonnés et ceux qui en rient.


Gnihihi.

Le canoë est une activité assez… physique, il est vrai que pagayer pendant 5 heures en zigzaguant entre de traîtres rochers n’est pas dans nos habitudes, mais tout de même, c’est éprouvant.
Pour les feignasses (généralement propriétaires de bras en chamallow) il vaut mieux se mettre à l’avant de l’embarcation, en effet c’est plus reposant, armé de votre rame vous devez empêcher l’embarquation de s’échouer lamentablement sur des pierres ayant la fâcheuse habitude de se mettre en travers de votre chemin.

D’ailleurs si vous êtes dyslexiques ou/et que vous ne connaissez pas votre gauche de votre droit, mieux vaut s’abstenir : lors des délicates manœuvres de freinage dans les rapides -souvent accompagnées de quelques jurons. Le pagayeur situé à l’avant doit ramer du côté de l’obstacle afin de changer de cap tandis que celui à l’arrière freine du côté opposé afin de décaler le canoë.
Si vous avez survécu à cela, il vous faut encore éviter de vous retourner en rentrant dans les autres cigares flottant la plupart du temps à la dérive.
Imaginez alors les situations dans lesquelles vous pouvez vous fourrer si vous ne pagayez pas du bon côté, lors d’un freinage par exemple vous rentrerez dans le mur encore plus vite et -c’est là que c’est drôle- votre embarcation est soumise à un choix cornélien : je me renverse ou je me retourne ?

Nous avons eu les deux situations plusieurs fois de suite ce qui vous renseigne sur les capacités de la famille à s’orienter…

Quand on s’ennuie ou plus généralement lorsqu’on commence à vouloir ouvrir la machoire de son compagnon de route à coup de rames, il vaut mieux changer d’équipe.

C’est ainsi qu’après douze (DOUZE !) kilomètres bien sonnés nous atteignâmes la fin du parcours et fûmes secoués comme de la salade dans une essoreuse lors du retour en bus. Il fallait spécifier que c’était une entreprise corse…

Puis on se rentre.
Bilan chiffré de l’excursion en canot :

- 1 bosse (Valentine)

- 3 points de souture (Maman)

- 12 kilomètres à la rame

- trop de coups de soleil (on avait bien pensé aux bras et visages mais bêtement pas aux jambes…)

 

Grottes en bourgs

C’est tellement amusant.
Il existe tellement de choses ridicules quand on y pense : les ornithorynques,  les films de James Cameron, les dindons, l’accent canadien,  Jean-Jacques Goldman, la cornemuse, les incisives de Vanessa Paradis et les catogans.

Mais la palme du ridicule revient de droit aux villages français, dans la catégorie poids lourd bien entendu.


Talonné de très près par le palmipède.


Et son ami le dindon.

Ces fameux noms sont si risibles qu’il me faut montrer une preuve, il y a fort à parier que vous ne me croiriez pas sinon…



Et tant d’autres que la décence m’interdit de divulguer par soucis d’esthétique, et de sécurité surtout… Le campagnard est du genre véhément.
Voici donc celui que vous attendez tous, le grand gagnant :

Heureusement qu’il y a des grottes à visiter à proximité, je me demande de quoi ils vivraient sinon…
La grotte -de son petit nom grotte de Demoiselles- fut découverte par le spéléologue Edouard-Alfred Martel en 1889 (ses parents auraient bien voulu l’appeller Charles mais bon…)  mais ne fut accessible au public qu’à partir de 1931, vu qu’il fallait deux heures aux spéléologues rien que pour y accéder et un bon moment avant d’accéder au coeur de la grotte.  Quelques aménagements étaient ainsi nécessaires afin de ne pas se briser la nuque pendant la visite.


L’ennui, c’est qu’on a pas idée de ce qu’il peut y avoir là dedans.

Petit conseil à l’intention des crapahuteurs en herbe, des bonnes chaussures sont recommandées, tout comme un pull pour les frileux : il fait un bon (et appréciable) 15°C dans la caverne et l’eau a tendance à ruisseler, ce qui rend la progression des plus hasardeuse sur des escaliers faisant rougir le terme « escarpé ».


Remarquez vous avez le choix : c’est la rampe ou la corde.


Tiens, un orgue. C’est l’une des fiertés de la grotte : l’orgue ci-dessus est la pièce maîtresse de la « Cathédrale »  une salle de plus de 60 m de large et de haut.
Ne vous penchez pas , il y a eu des morts.


Avec un peu d’imagination (un bon calva) on peut voir la vierge. C’est pour ça que cette salle est nommée, la Cathédrale.

 

Mais je vois danser une lueur de curiosité dans vos yeux, comment se forme une stalactite nondijou ? Parce que c’est bien joli mais j’aimerais savoir comment en mettre une dans mon salon, ça ferait cossu.

Je suis donc au regret de vous informer que si vous vous embringuez dans pareille aventure, il va vous faloir une maison en calcaire (si possible enterrée), une région humide -l’Irlande ou la Bretagne c’est au choix, et bonne dose de patience.
Mettons quelques siècles histoire d’être optimiste, sinon on tape dans le milénaire.

Vous n’avez plus qu’à fissurer votre toît afin que l’eau s’écoule (car le calcaire est étanche) et arrache quelques particules de calcite à la pierre qui se solidifieront lorsque la goutte… gouttera, à un rythme de quelques cm par siècle (ce qui varie selon l’épaisseur du  plafond).


Pour les petits malins, voilà la formule de la première réaction : CaCO3(s) + H2O(l) + CO2(aq) → Ca(HCO3)2(aq),
Calcaire + eau + dioxyde de carbone —>bicarbonate de calcium

Et la seconde : Ca(HCO3)2(aq) → CaCO3(s) + H2O(l) + CO2(aq) (avec l’aide de l’air séparant les composants)
Bicarbonate de calcium —> Calcaire + eau + Dioxyde carbone.

Je vous sent un peu faiblard, je crois que c’est l’heure de la photo stupide.


La sorcière et sa « belle »-mère.
Tiens, on dirait mon institutrice de Ce2.


Ici, des santons (merci le cidre).


Oui, bon euh c’est pas que j’ai peur mais on dira que je ne suis pas spécialement rassuré ici…

Après une belle bosse et un petit choc themique, nous reprenons la route pour voir ceci :


Oooooh, c’est hauuuut.


Oooooh, c’est loooooin.
Voila qui lui apprendra à faire du sport.


Eh bien, c’est intéressant dîtes-moi…

Puis nous nous rentrons.
C’est alors que le virus de la bougeotte s’empara du papa ! Ce qui donna des effets pour le moins surprenant, jugez vous même :


 - « Mais euh papa il y a  rien là bas… où tu vas ? »
- Sur ma carte il  y a un ravin pas loin.
-  Mais on est en tongs… »

Finalement la raison triompha une fois de plus.
Ou plutôt la flemme en fait.

A tchaô !

Pue-la-vase les flots

Le voilà.
Vous l’attendiez avec impatience je suppose, réjouissez-vous mes frères car l’heure est arrivée, nous allons incendier dans cet article. Attention, pas un craquage d’allumette, loin de là, ajourd’hui on va mettre le feu comme dirait le jauni.
Mais tout d’abord un petit préambule.
Et on ne râle pas s’il vous plaît.

Hum, hum…

La France est un pays incroyable, pensez-y : on a la mer, la ville, la montagne et la campagne.
La plus belle ville du monde (si si), un océan, quelques mers (plus ou moins froides) et quatre fleuves, sans compter les multiples petits lacs.
On peut nager, skier, glander (surtout glander), faire de la randonnée dans un rayon d’une centaine de km, c’est pas incroyable ça ?
Nous vivons dans un pays merveilleux, on a tout à portée de roue, ou presque, je vous déconseille le sud des Alpes en bagnole à moins d’avoir le coeur et surtout l’estomac bien accrochés.

Tout aurait pû être parfait si nous n’avions pas eu un petit imprévu.. Eh oui, rien n’est parfait (sauf les macarons Ladurée mais c’est une autre histoire…)

En France, vivent… les Français.


Eux-là, avec leurs bérets et leurs baguettes.

Peuple chauvin, mauvais en langue et arrogant (mais si, mais si), le seul peuple au monde capable de ne pas faire de chiffres avec le tourisme alors qu’il possède le pays le plus visité au monde.

Mais nous avons un talent caché, un talent que seul le génie français pouvait avoir.
Nous sommes les meilleurs dans le pire.

Un exemple ?


Là, je crois que tout est dit.

Si on veut faire dans le particulier on peut s’arrêter à l’architecture par exemple.
Nous construisons les plus gros immondices que la Terre ait jamais portée.
Il vient tout de suite à l’esprit les petits villages perdus dans les montagnes où vit une population plutôt… recluse dirons-nous, ou bien les villes tellement affreuses qu’un architecte stalinien n’aurait pas fait pire travail mais nenni de tout cela.

Le pire du pire, le best auf ze worst, le peor du peor (et je m’arrête, je ne suis pas hyperglotte) ce sont les stations balnéaires, ces étrons urbains qui feraient passer une ville du moyen-âge pour un modèle de salubrité.
S’il ne fallait en citer qu’une ce serait Palavas-les flots.

Elles sont une petite ribambelle avec le Grau du roi et la grande motte à n’exister que pour rendre la vie plus moche.
La peuve en image.


A votre droite un jeu de lego, à votre gauche un Rush Hour pour bâteau et au milieu eh bien…


Je vous laisse trouver un adjectif pour décrire une telle perfection dans le viol patenté des lois de l’esthétique.

Et encore, le front de mer est aux rues commerçante ce que le 1er cercle de l’enfer est au cocyte : une mise en jambes.

On comprend pourquoi c’est une station balnéaire et pas une ville balnéaire.
Ce… truc (parce que là, je suis à court) permet de passer d’une rue à l’autre. C’est vrai que c’est plus mieux un télésiège qu’un pont tout de même, plus joli aussi, ça donne une allure champêtre.

Un peu comme un ver de 20cm dans une salade dégoulinante d’huile et de légumes rances.

Mais plus encore qu’une agression visuelle caractérisée et d’un crime contre le bon goût, ces villes se font un malin plaisir à dégommer vos  narines au canon de 105, il y a tellement de relents d’ordures et de poisson qu’on ne peut même pas sentir les embruns.
Inutile de vous dire que la librairie ne compte pas un seul magazine potable, vous aurez le choix entre Voila, Voici ou Gala, et question roman, faîtes une croix sur Baudelaire, ici s’est Musso-Lévy qui règne en maître sur la sphère littéraire.


« Chérie ! Je sais où on va aller en vacances ! »

Ajoutez à ce charmant tableau la chaleur moite et orageuse d’un mois d’août pour fignoler le tout et vous aurez l’impression que la ville suinte de laideur, de sueur et de relents d’arrière-cuisines.


Trouver une place sur la plage de Pas-là-bas-les-flots, c’est comme se garer à Paris.
Une vraie partie de plaisir.
Qui aurait crû que les candidats  au cancer de la peau seraient si nombreux, quoique vu la qualité de l’eau on pourrait aussi parier sur la tourista.

Pour conclure je peux vous donner que deux conseils : si vous voulez rendre service à l’humanité, évitez cet immondice urbain.

Ou bien allez-y.

Mais avec un 38 tonnes chargé de C4.

Je vous laisse, j’ai une lettre à écrire au Père Noël.

Arghassonne

Argh, mes yeux.

Lever à 7h demain matin, face de tarte tatin.
Cela n’a jamais été aussi vrai.

Cela dit après quelques jours de farniente intensive il était légitime que nous bougions.
Mais peut-être pas à Montpellier, snif.
Adieu piscine.
En revanche les moustiques ne vont pas me manquer, saletés.

Nous profitons de notre départ pour larguer déposer mon ami Grégoire le frisé (ou Starsky pour les intimes) à la gare en direction des contrées lumineuses de Normandie. Cabourg pour être précis.
Une petite pensée pour lui tout de même, il pleut là-bas (pour changer dirons certains).

Mais mais mais qui voilà donc ?
Oui ! C’est l’escapade touristique sauvage qui vient à ta rencontre  !
Nous nous arrêtons donc à Carcassonne, cité pleine… de murs, hauts, épais et pleins de pierres.


On remarquera que la confiance régnait à cette époque, une muraille pou protéger le donjon (au milieu à droite) à l’intérieur de deux autres remparts.
Voici l’origine du fameux « Mieux vaut prévenir que guérir » et le moins connu « Pour prendre Carcassonne, bastonne »


Vaut mieux être sûr de son coup.

Les premières traces de civilisation à Carcassonne remontent au VIe siècle av JC (ce qui nous fait… …. 2500-2600 ans à une vache près), comprenez qu’on a déterré trois cahuttes et un mur en pierre, prédestination ?
Les volces-Tectosages -oui vous avez bien lu- s’installent, enfin soumettent la région du Languedoc et se posent à Carcassonne.
Le fait est qu’on ne sait pas grand chose sur ce peuple, si ce n’est qu’ils accumulaient quantité d’or et d’argent afin d’implorer la protection des dieux, un peuple de Picsou ? Par pour autant, on a retrouvé aucun élément laissant penser qu’ils menaient une vie de luxure.


Carcassonne, de nos jours. Changement fulgurant depuis le moyen-âge.

Viennent ensuite les romains (vous vous y attendiez non ?), qui annexent la région en 122 av JC.
Les premiers remparts sont érigés vers le IIIe siècle, le plus à l’intérieur sur la première photo.
Et voila nos amis les wisigoths qui envahissent la région au Ve siècle, qui est reconquise par les francs au VIe siècle puis finalement reprise par les wisigoths qui en restent maîtres jusqu’au VIIe siècle.
Mais mais mais, qui est-ce donc ? Mais oui ! Ce sont les maures qui récupèrent la région et la contrôlent jusqu’en 752, je trouve que ça commence à faire beaucoup d’invasions là…
On va donc faire l’impasse sur le reste de l’histoire parce que là, j’en ai un peu marre… le guide touristique est un peu trop fourni sur le sujet.


Comme la ville est fournie en confiseries.

On dira simplement que l’Eglise lancera une croisade en 1208 contre la ville qui est entre-temps devenue la place forte des cathares (on dira des pré-luthériens pour faire court). Ils seront chassés et massacrés par l’inquisition, charmante époque vous ne trouvez pas ?

La ville sera abandonnée au fil des années pour finalement être reconstruite au XIXe siècle par Viollet-le-Duc, architecte de son état.


Comme quoi on peut être architecte et avoir le sens de l’humour.

La majorité des bâtiments sont ainsi entièrement rénovés, il reste bien quelques ruines de-ci de-la mais la plus grande partie de la cité a été rénovée.


Ce qui n’est pas le cas des habitants visiblement.

Un petit tour -obligé- à l’église de la cité pour prendre le frais des photos.

Papa, maman, je sais ce que je veux pour Noël.


Vu la couleur du lierre à droite, je dirais que l’église est d’origine. Il sent bon l’inquisition.

Un rapide (et bouillant) tour sur les remparts plus tard, nous étions de retour sur la route avec la clim à 12°C.
C’est sud.

Et promis je rattrape  mon retard, posez donc ce colis piégé, voilà merci.

A plus tard donc.

Sud attidude

Aaaaaaaah.
Il fait trop chaud pour travailler.

Et comme on est dans le sud on a une excuse pour glander : on se fond dans la masse.
Quoique, vu le soleil on va fondre tout court.


Sous un enrobage de farniente, cette image cache des réflexions obscures et de l’art brûlant.
Non, pas les Pensées de Pascal et l’écriture du blog mais des cheveux bruns luisant de sueur et de la viande carbonisée, la mienne en l’occurence… (l’art – lard, bon j’ai honte, je vais donc me cacher…)


Tiens, même en essayant de se noyer de honte on croise du monde, c’est bien dérangeant.


Aaah mais c’est une nain-vasion !


Si ça se trouve ils sont comme les gremlins, une fois au contact de l’eau ils se multiplient…


Argh, il y en a des mille et des mille !


La prochaine fois, on prend une piscine plus grande. On se sent un peu à l’étroit là.


Lorsque nous avons pris cette photo ils sautaient déjà depuis 20mn, c’est pour ça qu’ils on l’air un peu faiblard.

Alexandrine a eu quelques démêlés avec les moustiques,

Et s’est emmêlée dans le hamac, sous l’oeil amusé d’un papounet.

Je vous laisse, je vais tuer des moustiques.
A l’assaut !

 

 

 

 

La vile rose

Eh bien le jugement est irrévocable.
Toulouse n’aime pas les grosses voitures.
Il devrait y avoir un panneau à chaque entrée de la ville indiquant :  » Abandonne tout espoir en entrant, vil propriétaire de béluga roulant » (nous présentons toutes nos excuses à Dante qui doit se retourner dans sa tombe vu la qualité de la rime… et du sujet).
Mais vous nous connaissez -sinon je vous souhaite la bienvenue- nous ne reculons devant rien, même l’ascension d’un parking des plus étroit afin de découvrir la ville rose.


Que voici par ailleurs.

Les bâtiments (du moins ceux du centre-ville) sont très colorés, mais ce n’est pas vraiment rose, les couleurs oscillent entre saumon et ocre, avec quelques fois des exceptions comme à droite sur la photo. La ville en elle-même est jolie mais on va dire que ça ne casse pas trois pattes à un canard.
Attachez-moi la langue à votre pare-choc et traînez-moi des heures tout nu dans un champ de verre pilé mais je ne retirerai pas ce que j’ai dit.

Néanmoins il y a quelques monument à voir comme :

La place du capitole.
Le capitole abrite la mairie et le théâtre -du capitole forcément. Fondé en 1190 par les capitouls (pourquoi tout les mots en patois font-ils rire ?) sous l’ordre des consuls de Toulouse cherchant un endroit pour se réunir; le bâtiment ne sera vraiment construit qu’au XVIIe siècle ce qui nous permet de noter que la procrastination fait partie intégrante de la culture française.

Il faut également voir la basilique Saint-Sernin :

Je ne remercierai jamais assez Wikipédia pour la qualité de ses photos.

La construction de l’église, qui deviendra par la suite la basilique, débuta sous l’impulsion de.. Sylve de Toulouse ! Il fut le quatrième évêque de Toulouse entre environ 360 et 400, il est même fêté ! Le 31 mai ! Voilà qui mérite quelques points d’exclamation !
L’église dut être transformée en basilique au XIe siècle car elle était trop petite pour contenir les fidèles et les pèlerins venus se recueillir sur les restes de Saint… Saturnin (qui deviendra Saint-Sernin). Il refusa de sacrifier un taureau aux dieux romains et pour cela fut attaché et traîné dans la ville derrière la bête en 250.

J’ai entendu quelqu’un dire « barbares ! » dans le fond.

L’édifice est plutôt spacieux, ce qui est agréable quand on est sept.

Sain-Sernin est la plus grande église (ou basilique on ne sait pas trop) romane d’Europe : un clocher de 65m de haut pour une nef de 115m de long large de 8m ce qui, pour une église romane, est assez gigantesque.
Ne connaissant pas les ogives, les clés de voûtes ou les contreforts pour répartir la masse de l’édifice, les architectes de l’époque pondaient généralement des édifices sombres, exigus et cubiques.

Oui, un peu comme une prison… on dira que la comparaison s’arrête là.


Remarquez, des barrières, une tour et un peu de pelouse… On s’y croirait presque.

On boucle vite notre escapade culturelle et retournons flâner dans les rues, passant de boutiques en boutiques.


Référence culturelle pour personnes culturées.


Une rue commerçante de Toulouse.

Puis nous nous rentrons.
Du moins on essaie, c’est dur de sortir d’un parking pour minimoys…

A plus tard donc !

PS : désolé pour le retard mais le blog n’a pas l’air d’aimer internet explorer 9… on passe sous chrome et c’est nickel !

Airbuse

La folie s’empare de nous.
Pas lents, démarche de condamné.
Nulle échapatoire, la fuite est proscrite.
C’est l’heure.

Aujourd’hui, nous BOUGEONS.
Enfin pas trop loin quand même, on se cantonnera à Toulouse et l’usine Airbuse.
Avec un « e » en plus parce qu’il ne faut jamais manquer une bonne blague et qu’on ne fait pas de publicité. En tout cas pas de publicité gratuite…
C’est ainsi qu’avec une démarche de futur pendu nous nous dirigeons vers la voiture après avoir passé une belle demie matinée à dormir, jouer ou lire aux abords du lac chloré. Ou du moins tenter de lire pour certain, c’est violent les pensées de Pascal…
Eh oui, mon ami Grégoire doit lire… ce qui ne le remplit pas de joie car il part en prépa Maths-Physique, il préfère donc Euclide à Steinbeck…
Pour vous donner une idée, la pensée n°58 (ou 68 je suis plus sûr) des Pensées Sur La Justice ne contient que cette ligne : « Il a quatre laquais. »
Je sais pas ce que vous en disez (la faute est volontaire bandes de bipolaires de l’orthographe) mais je préfère pouvoir comprendre ce que je lis sans avoir Wikipédia à côté de moi…


Et quand on a une vue pareille, les réflexions s’arrêtent souvent à « manger-nager ».

Enfin bon, passons. Nous enjambons les quelques kilomètres qui nous séparent de Toulouse et espérons enfin pouvoir vérifier si cette ville est vraiment rose. Nous mettons pied à terre sur la Place du Capitole pendant que papa gare le boeuf dans le parking.
Seulement voilà, rien n’est jamais si simple : la hauteur maximale est de 1m80, notre veau marin sur roue d’1m 90 doit faire demi-tour… Le chef a donc tournicoté et virevolté durant une bonne demie heure dans les rues exigües de la ville rose afin de trouver une place… en vain.

 

Pendant ce temps nous avons flâné dans les rues à la recherche d’un journal anglais. Ce fut la guerre mes bons amis, les toulousains n’aiment visiblement pas les journaux, encore moins en anglais… Ils ont des centaines de librairie mais pas de maisons de presse. Comme quoi on peut avoir un journal intitulé  Le Bolchevik  mais ne pas posséder The Economist.
De rage nous nous rabattons sur le Herald Tribune.

Nous retournons dans la bétaillère et -changement de programme- nous mettons le cap sur l’usine Airbus, ou du moins le Macdo à côté. Donc, si vous êtes l’heureux propriétaire d’un paquebot sur roue, évitez Toulouse ou prenez vos précautions : peu de parking, rues étroites et peu de place.
Se garer à Toulouse, quelle partie de plaisir !

Après un petit en-cas au Macdo -référence nationale en matière culinaire- nous décidons donc (huhu) de découvrir l’antre de la bête, l’usine Airbus.
Petite information, prenez vos passeports ou cartes d’identité car pour une raison des plus obscures il vous faut un justificatif d’identité pour faire la visite. Sécurité ou esbrouffe, à vous de choisir.
La visite est impérativement en groupes d’une trentaine de personnes accompagnées d’un guide, vieux de la vieille d’airbus.
Le nôtre se définissait comme le plus chauvin d’entre tous, je dirais que c’était le plus petit (cela dit il doit y avoir un lien) mais compensait sa petitesse par une élocution des plus rapides.

Nous avons ainsi vu une salle de télémétrie (ou du moins la reconstitution) où l’on nous projeta le premier vol de la baleine volante répondant au doux nom de A380.
Une belle grosse bête, 500 T au bas mot, intéressant de voir un tel baleineau prendre son envol, effrayant de voir la décontraction des pilotes… Comment peut-on parler de la propreté de ses oreilles alors que l’on manoeuvre un cigare de 300 T sur lequel sont fixées deux brindilles fournies de deux réacteurs haut de 4 mètres chacun ?
Pour vous donner une idée, le fuselage de l’A320 est aussi gros qu’un réacteur. On peut faire rentrer un bus dedans.

Juste un petit coup sur le pare-brise merci.

L’ennui, c’est que contrairement à son concurrent américain Bong (encore une fois, pas de favoritisme) la construction du monstre d’Airbouse ne se fait pas au même endroit. En effet, dans un soucis d’équité (ou juste parce que c’est amusant) Airbus a implanté dans chacun des pays actionnaires les usines construisant chacunes des pièces de  son joli navion. Ainsi la France fournit les mats-réacteurs, des épingles à linges sur lesquelles sont fixés les réacteurs, l’Angleterre les ailes, les teutons fournissent les portes  et j’ai oublié ce que font les espagnols…
Tout ceci pose un léger problème de logistique :


On dirait un gros casse-tête chinois.

Ce qui donne lieu à des situations cocasses comme :

Le passage d’un fuselage sur la Garonne, ou même de l’appareil entier transporté par des camions de 40m de long dans des patelins villages peu habitués à ce genre de parade.
Petite pensée pour le locataire du 3e étage qui voit passer tout un A380 deux fois par mois du haut de son immeuble.
Courage vieux.

Pas de photos de l’usine car -secret de fabrication oblige- elles étaient interdites. En même temps les risques de fuite concernant les procédés de construction sont minimes étant donné qu’on ne voit rien de la fameuse construction… A peine deux ou trois films de 4 minutes…
Cela dit, la visite vaut le coup. Rien que pour pouvoir s’assoir dans les sièges molletonés de la première classe à l’intérieur d’une reconstitution du fuselage.

En revanche l’engouement porté à la bête par les guides est tout relatif : il semblerait que la soirée la plus sympathique à passer dans le coin soit le passage des pièces détachées sur les nationales entre 23h et 4h du matin.
J’imagine déjà les questions des gosses : « papa, comment tu as demandé maman en mariage ? – Je lui ai fait le coup classique, la soirée Airbus ! Tu t’assois dans l’herbe et tu regardes les camions passer avec une bouteille de rosé et deux verres en plastique; Avec ça tu emballes ce que tu veux fils ! »

Après il ne faut pas s’étonner si la population a tendance fuir la province…

Mais après tout, il y a des gens à qui ça plaît. Et si tu es tenté -oui toi, jeune lecteur dont la fougue fait briller les pupilles- tu peux tenter de rentrer au collège Herr Bus ! (promis c’est le dernier) Il te suffit de passer le concours en fin de troisième pour devenir apprenti chez Airgus (pardon mais c’est trop fort) et à la suite de longues années d’apprentissage tu optiendras un CAP ou un BEP et le titre pompeux de « Compagnon ».
Eh oui il sont comme ça chez Airbus, ça recrute jeune : de la troisième à la retraite tu ne quitteras pas Toulouse et l’usine.

Je ferais mieux de m’arrêter là, ils nous écoutent.

La visite vaut donc le détour, mais c’est probablement la seule chose intéressante à faire dans le coin. A moins que le défilé folklorique du village ne vous tente…
Et voila, je vais encore me faire des amis tiens.

A la revoyure chers lecteurs : la sieste m’attend.

Et on ne fait pas attendre la sieste.

A plus tard
Sylve

Toulouse l’envie de bouger

Aujourd’hui, on ne fait rien.
Enfin si mais pas vraiment.

Tout dépend de ce que vous considérez comme faire quelque chose, nous n’avons rien fait, est-ce pour autant quelque chose ?

Bien au chaud dans notre petit patelin village de Lherm, nous décidons de profiter de la clémence du soleil et de la douceur de l’été qui daigne enfin pointer son nez. Le tout en rime, s’il vous plaît.

Oui, bon d’accord c’était une manière assez musicale de dire que nous n’avons absolument rien fait
Je suppose que ça fait déjà beaucoup – un jeu de mot douteux et une réflexion bancale- tâchons donc d’expliciter la notion de rien.


Ceci, est un beau rien.


Votre fidèle serviteur à droite et l’ami Grégoire à gauche.


Ceci est un marais étang. Ou du moins ça l’a été dan sune vie antérieure. On distingue une informe forme blanche à gauche : c’est une oie.
Nous avons vaguement tenté de faire du canoë en poussant sur des tiges de bambou pour rejoindre la petite île : devant la difficulté de l’épreuve nous avons dû (et su) faire marche arrière en raison de multiples problmes techniques dont les plus important sont la taille réduite des perches de bambou, la stabilité relative de notre embarcation, l’insalubrité du milieu aquatique et un fou rire difficilement contrôlable.
Grégoire a d’ailleurs effectué une démonstration de gymnastique en tentant un grand écart entre le canoë et la rive, ce fut juste mais il en sortit vivant.
Vivant mais boueux, l’embarcation étant pleine d’eau qui à vu d’oeil datait du déluge.

Voici en vrac quelques images de la famille (afin d’éviter tout commentaire assassin à ce sujet)


Un papounet patenté.


Divers nains.

Et ce sera tout pour aujourd’hui, les photos passant mal il vous faudra rester sur votre faim jusqu’à ce qu’on trouve quelque chose d’autre.

A plus tard !

Tarot tarot tarot !

C’est une catastrophe.
Non, pire encore c’est un désastre.
Et je pèse mes mots.

En huit ans  nous avons arpenté l’Europe et un bout de l’Amérique en long, en large et à l’envers : En avion (ou plutôt bétaillère volante, merci RyanAir), en bateau, en train (sous l’eau et en voiture pour aller en Angleterre, on fait pas dans la demi-mesure ici) et plus généralement en voiture avec un record de quatorze heures de bagnole pour l’Autriche et une mention spéciale pour le trombone norvégien.
(Je vous renvoie à cet article pour plus d’informations)

Tels des Marco-Polo des temps modernes, nous découvrons ou plutôt redécouvrons l’histoire et les pays à travers nos excursions annuelles : ainsi nous avons survécu à l’humidité Irlandaise (doux euphémisme), à la chaleur de Washington (gros euphémisme), au soleil espagnol (ah pléonasme) et ses chemins escaparpés plutôt dangereux pour notre phoque sur roue estampillé Mercedes.
Mais cette fois-ci, l’heure est grave mes chers lecteurs, à l’heure où je vous parle nous sommes… en France.

Ici précisément. A Lherm au sud de Toulouse.

Eh oui, nous avons succombé aux célestes appâts de l’hexagone, premièrement parce qu’on avait plus de destinations en tête, enfin si mais disons que l’Islande n’a pas été approuvé par le comité syndical des amateurs de chaleur, lobby régnant en maître sur la sphère décisionnelle depuis notre escapade en Irlande. Et deuxièmement parce que c’est le pays que nous connaissons le moins bien avec le turkmnénistan. Le comble pour des français non ?
Le comble c’est peut-être que l’idée ne nous aie pas enchantée…

Nous passerons donc dans l’ordre une semaine à Toulouse, une à  Montpellier et une à Mougins.
Mes doigts pleurent en écrivant ces noms, c’est trop français.
Snif.

Mais trèves de blabla, rentrons dans le vif du sujet voulez-vous ?
Nous sommes partis de Biscarrosse après une semaine de farniente bien méritée pour mon ami Grégoire (mon ami chevelu) et moi après avoir fait la bringue amélioré mon Espagnol à Malaga. On a aussi repris quelques kilos, plusieurs en fait.

Je ferais encore une fois l’impasse sur le trajet qui fut -comme vous le supposez certainement- des plus palpitants, on oscille entre les maux d’estomacs et l’évocation de douloureux souvenirs du primaire (les deux étant souvents liés)  ainsi que quelques séances de lectures.
Nous arrivons donc à Lherm (sic) à 17 heures, heure… française (re-sic) et inspectons notre futur QG (dont la visite vous sera retranscrite n’en doutez pas). Une charmante et grande maison perdue dans la pampa éloignée du tumulte citadin. On respire le frais et la verdure.
Et le chlore, piscine oblige, c’était une partie du contrat : France oui, mais avec piscine.
Mais le marais n’était pas indispensable il faut l’avouer. Les trois oies aussi d’ailleurs…

Demain, nous visiterons l’usine Airbus, mais aujourd’hui nous nous familiarisons avec les lieux et faisons ami-ami avec les transats.
Et l’anti-moustique, saleté de marais.

Sur ce je dois vous laisser, mes camarades de tarot vont m’éviscerer si je ne me dépêche pas, c’est pour ça qu’il n’y a pas de photos.

A demaing les pitchounes !
Note pour plus tard : l’accent passe mal à l’écrit.